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Origines des familles apparaissant dans la généalogie de la famille Mayor et des familles alliées.

Ne figurent ici que l'origine des familles établie avec certitude.

[AUBERT] [BÖNI] [BRON] [DELAPRAZ] [GIROUD] [HUGONNET] [INMOS] [KYM] [MAYOR] [TAVERNEY]


AUBERT

Famille de La Vallée de Joux.
Au risque de dupliquer des documents sur Internet, je ne peux que vous conseiller d'aller consulter les excellentes pages de Monsieur Jean-Luc Aubert qui a composé une généalogie sur les origines de sa famille. Vous trouverez toutes les informations dont vous avez besoins concernant la famille Aubert.


BÖNI

Famille de Möhlin dans le canton d'Argovie. Un livre (en allemand) sur l'histoire de cette ville essaye d'éclaircir ce nom de famille :

Böni oder Bönler (Kuontz Bönler um 1400, Hans Böni 1480) ist gleichbedeutend mit Bohnenzähler ; man prangerte mit diesem Uebernamen die Knauserigkeit an ; vielleicht ist Böni aber auch einfach eine Abkürzung des Vornamens Bonifaz.

Traduction :

Le nom Böni ou Bönler (Kuontz Bönler vers 1400, Hans Böni 1480) correspond à celui qui compte les haricots ; on dénonçait (littéralement : on mettait au pilori) avec ce terme générique l'avarice ; mais peut-être que Böni est tout simplement un surnom pour Bonifaz (Boniface).

Si quelqu'un a une meilleure traduction, merci de m'en faire part ! Source : p.167 - Geschichte von Möhlin - Karl Schib - 1959

Voici ci-dessous les armoiries de cette famille :

De gueules à la croix calvaire d'or, flanquée de deux étoiles d'argent et accompagnée en pointe d'un mont de trois coupeaux de sinople.

Il se peut que ma description héraldique ne soit pas correct. Si tel était le cas, veuillez m'en faire part. Merci. Ce dessin est l'original d'un petit vitrail que l'on peut suspendre à une fenêtre, ce qui explique que l'écu soit entouré d'une bordure.


BRON

Famille de Lavaux, citée à Villette en 1576, à Saint-Saphorin dès 1617. Une marque à feu de I. S. Bron de Saint-Saphorin, du XVIIIe siècle, montre un coeur flanqué de deux étoiles et surmonté d'une couronne.
Une famille du même nom, originaire de Sixt (Haute-Savoie), bourgeoise de Lutry avant 1529, a essaimé à Genève. Deux cachets, l'un de F. Bron, suffragant à Etoy et Saint-Prex en 1793, l'autre du suffragant de Bussy en 1798, montrent des armes à la croix frettée. Ce sont les armes de la famille de Bron, autrement Brohen et Broen, de Saint-Symphorien-d'Ozon en Dauphiné, éteinte au XVIe siècle. Rivoire de la Bâtie, Arm. de Dauphiné, Grenoble 1867 (Arm. D. L. Galbreath 1934).

L'armorial F. J. Rappard cite aussi des familles originaires de Lausanne, Lutry, Forel, Saint-Saphorin, Savigny, Lavaux et Villette. Les armes qui nous intéressent ne sont pas mentionnées ci-dessus, mais les sont avec les émaux dans l'armorial F. J. Rappard : de gueules à deux étoiles d'argent rangées en fasce accompagnées en chef d'une couronne d'or et en pointe d'un coeur d'argent (émaux de 1945).

Une autre information (non vérifiable, trouvée sur Internet) déclare que les origines connues en Suisse remontent à 1521 (bourgeoisie de Lutry / VD) et à 1529 (bourgeoisie de Bougy-Villars / VD).


DELAPRAZ

Famille bourgeoise de Corseaux où elle est citée dès 1637.

Taillé de sinople et d'or, à douze trèfles tigés, rangés en fasce, par quatre, de l'un à l'autre.

Aquarelle de "B : Reynouard, dessinateur héraldique, Vevey 1897", armes qui seraient extraites de recueils héraldiques des XVIIe et XVIIIe siècles, à nous inconnus et que nous ne trouvons pas dans Guigard, Bibliothèque héraldique de la France. (Arm. D. L. Galbreath 1934)


GIROUD

Famille de la région de Grandson, citée dès 1611 à Grandvent qui s'appelait autrefois Vers-chez-Giroud. On la trouve en 1624 à Champagne, en 1629 à Fiez. Des branches sont devenues bourgeoises de Vugelles-la-Mothe en 1732 et de Vevey en 1764.

Un cachet de la fin du XVIIIe siècle donne un écu d'argent à la barre de sinople, chargée d'une fleur de lis d'argent entre deux étoiles du même, et accompagnée de deux trèfles tigés de sinople. (Arm. D. L. Galbreath 1934)

L'armorial F. J. Rappard cite aussi des Giroud originaires de Grandson, Vevey et de Lovatens et donne pour les Giroud de Grandson et Vevey les mêmes armes que précédemment.


HUGONNET

Famille de Chavannes-le-Veyron. L'armorial de F. J. Rappard cite deux armoiries pour cette famille : de gueules au pal de sinople chargée de trois chevrons d'argent et accompagnée en chef de deux étoiles du même. La deuxième est : d'argent à la tête arrachée de loup d'azur lampassée de gueules. La dernière semble être répertoriée dans les ACV en 1952. Il est écrit que c'est une variante. Des familles Hugonnet sont aussi originaires d'autres villes, mais celle qui nous intéresse ici est effectivement originaire de Chavannes-le-Veyron


INMOS

Famille d'Avenches. La seule source que j'ai de cette origine est l'arbre généalogique que mon grand-papa a constitué. Le répertoire des noms suisses sur Internet (SSD, Swiss Surname Directory) ne trouve aucune référence concernant ce nom. Voici leur réponse :

Not much (obviously) was found about the family.  The "*" in the FNBS entry indicates that the family became citizens at Avenches in 1803 in some unusual manner.

Pas beaucoup d'information (évidemment) a été trouvé concernant la famille. La "*" dans l'entrée du FNBS indique que cette famille et devenue citoyenne d'Avenches en 1803 d'un manière inhabituelle.

Après quelques recherche dans le livre Bibliographique et historique de la Suisse, il est écrit que cette famille viendrait du canton de Glaris. Elle aurait probablement émigré à Avenches aux alentours de 1803. Si quelqu'un a des informations concernant l'origine de ce nom, je suis preneur !

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KYM

Famille de Möhlin dans le canton d'Argovie. Peu de renseignements au sujet de cette famille.


MAYOR

Il y a beaucoup d'origines de Mayor, mais je vais m'en tenir ici à celle qui nous intéresse le plus.

Famille de Grandcour, citée dès le XVIIIe siècle. "Honorable et prudent Jaques Mayor, lieutenant de Grandcour", se servit le Ier février 1790 d'un cachet armorié: une fleur de lis accompagnée de quatre étoiles à six rais, deux et deux ; émaux inconnus. Comm. de M. C. Morton (Arm. D. L. Galbreath 1934).

La famille Mayor dont je suis issu a toujours porté les armoiries susmentionnées. Les émaux qui la composent sont d'azur et d'or, ce qui donne : d'azur à la fleur de lis d'or accompagnée de quatre étoiles à six rais du même, deux et deux (émaux de 1988). Une autre branche de la famille Mayor a, comme émaux sur le blason, d'azur et d'argent (émaux de 1958). Il existe une autre branche de la famille Mayor citée par un certain Jéquier (Léon, héraldiste) et qui a émigré dans le canton de Neuchâtel. Voici l'extrait d'un vieil article racontant les diverses souches de Mayor :

"[...] De même celle des Mayor originaires de Grandcourt en Vaud. C'est à eux que se rattache le médecin-chirurgien Matthieu, né à Cudrefin et dont l'Hôpital cantonal de Lausanne bénéficia de la haute science entre 1803-1847. Un rameau de cette famille émigra à Neuchâtel en 1818 où il donna le jour à un autre médecin, Eugène, doublé d'un savant mycologue et d'un explorateur averti. L'héraldiste Galbreath cite le cachet de l'"honorable et prudent Jacques Mayor", lieutenant à Grandcourt portant une fleur de lis accompagnée de quatre étoiles à six rais, deux et deux. Son confrère Jéquier mentionne : d'or à une fleur de lis accostée de deux étoiles et accompagnée en pointe d'un mont de trois coupeaux de sinople. Il fait encore allusion à un écu qui semble plus récent : parti d'argent à trois barres de sable et d'azur au faisceau de licteur d'or." (Article provenant vraisemblablement de l'Illustré [date inconnue] et écrit par Anne-Marie REDARD)

Tableau avec les armoiries et la commune d'origine des Mayor

Selon ce qui est inscrit sur un tableau représentant les armoiries de ma famille, elle aurait été citée avant 1786, voir 1386. Le Livre d'or des familles vaudoises cite bel et bien que la famille est citée avant 1786, mais je n'ai aucune information concernant l'origine de l'année 1386 et de sa source. En fait, il s'agirait plutôt d'une date "bidon" car il n'existe aucun Mayor à Grandcour à cette époque. Il y en a un qui est effectivement cité en 1320, mais une seule et unique fois et n'a probablement aucun rapport avec la famille actuelle.
Il est aussi écrit que l'on cite Mathias Mayor et Charles-Louis Mayor. Mathias Mayor (1775-1847) est né à Cudrefin (NDR : Contrairement à ce qui est écrit, Mathias Mayor est bel et bien né à Grandcour) et mort à Lausanne. De 1796 à 1803 il est patricien à Morat ; de 1803 à 1847 il est chirurgien de l'Hôpital cantonal. Il attira l'attention du public scientifique par ses talents, son besoin d'innover, de perfectionner et surtout de simplifier les procédés opératoires et les pansements. Il a laissé un grand nombre de publications. Charles-Louis Mayor (1803-1863) est le fils du précédent. Il exerça la médecine à Lausanne de 1829 à 1848, et en Amérique de 1849 à 1858. Il mourut à Lausanne (Livre d'or des familles vaudoises).

L'origine du nom Mayor vient du fait qu'au moyen âge il y avait des personnes qui s'occupait d'une mayorie. La mayorie est à l'évêché ce que la châtellenie est au roi. Une mayorie est donc une sorte de juridiction. A l'époque du moyen âge, la plupart des gens ne portaient pas de nom. C'est par la suite, pour se différencier, que les gens ont porté un nom. Ils choisissaient ce nom par rapport à leur profession, le lieu où ils habitent ou un autre attribut caractéristique. Il arrivait aussi que les hommes prennent le nom de leur femme pour acquérir une noblesse, un domaine, etc...

A l'heure actuelle, le plus lointain ancêtre de ma généalogie attesté dans un registre se nomme Christophle Mayor, né avant 1608 et marié à Judith Combremont le 12 janvier 1630. En consultant un ancien terrier, nous avons pu remonter d'une génération pour Christophle et retrouver ainsi son père David. Pour ma part, je suppose que ce David doit être né aux alentours des années 1570.

Je tiens à remercier ici Marinette Gesseney et Gilbert Marion pour les informations dont ils m'ont fait part au sujet de mes ancêtres.


TAVERNEY

Famille de Corsier ; Borcard Taverney est cité en 1395 comme homme libre et lige du comte de Gruyère. A la suite de deux alliances au XVe siècle avec des Montet, Antoine III de Montet hérita d'une partie des biens Taverney et s'appela Montet dit Taverney. Son arrière-petit-fils Jacques, châtelain de Corsier en 1604, s'appelait Jacques Taverney, mais ses descendants reprirent le double nom.

Les armes, un calice, se voient sur une clef de voûte de la chapelle de la famille à Corsier. (NDR : Il s'agit en fait d'une ancienne chapelle funéraire qui appartenait à la famille. Cette chapelle se trouve dans le Temple de Corsier mais n'est plus considérée comme telle. On peut toujours voir la sculpture de ces armes sur la clef de voûte)


Vue sur la clef de voûte de la chapelle de la famille Taverney.

A gauche, la clef de voûte telle qu'elle est représentée dans l'armorial vaudois D. L. Galbreath (Notez que le crochet n'est pas dessiné). A droite, détail de la voûte. Le crochet a-t-il été placé après coup ?


Vue de la chapelle. On peut voir le début de deux des arcades au fond.


Vue depuis l'autre côté.


Vue depuis le transept.


Sur le mur extérieur de l'ancienne chapelle, on peut apercevoir les vestiges d'une ancienne fenêtre.

Les armes de la famille se voient aussi sur deux cachets de châtelain Jacques (Montet dit) Taverney, dont un, du 10 mars 1604, porte le calice entouré du nom Jaques Taverney, et l'autre (fig. 1) le montre adextré d'une croisette, I. T., 1619, 1620 (AF Montet dit Taverney). Comm. du docteur Michel Jéquier.


fig. 1

Une autre famille de Jongny est citée dès 1587, peut-être une branche de la famille précédente. Une branche est bourgeoise de Vevey depuis 1871 (NDR : Si vous êtes intéressé à cette branche, je peux vous fournir un tableau généalogique de celle-ci !).

D'azur au calice d'argent : plat en faïence de la Poterie Moderne de Chavannes, sur Renens.

Dernière mise à jour de cette page : 1 janvier 1970