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Marcuard


fig. 1
Famille de notaires, citée à Grandcour au XVe siècle, établie à Payerne en la personne de Jean Marcuard, notaire, reçu à la bourgeoisie de Payerne en 1543. De ses fils, l'aîné Georges s'établit à Morat et y fit souche, tandis que Jean et David continuèrent la lignée à Payerne. Jean-Rodolphe Marcuard, de Payerne, banquier à Berne, fut anobli en 1772 par l'empereur Joseph II, et reçu l'autorisation de se nommer Elder von Marcuard ; il avait acquis en 1770 la bourgeoisie d'Yverdon, et ses fils et petit-fils reçurent celle de Berne en 1805 et 1824. La famille s'est éteinte à Payerne en 1802 en la personne du pasteur Samuel Marcuard, mais elle existe encore à Grandcour, à Berne et en Angleterre.

Le premiers documents héraldiques montrent un écu de gueules à deux cornes de chamois adossées et accolées, accompagnées en pointe de deux étoiles à six rais le tout d'argent (fig. 1) : sceaux des frères "Jörg Marcuard", G. M., 1562 et David, D. M., 1591 (ACF Diesbach 4 et 12) ; vitrail de 1575 appartenant à la famille à Berne, de "Joerg Marcuard General Commissary des Nüw zugewunnen lands der Statt Ber'" et de ses deux femmes Marya Manderin, de Morat (de gueules à la faux d'argent, posée en bande accompagnée de deux roses du même), et Elisabeth Zur Kindenen, cimier : un cygne d'argent issant, devise : EX VIRTUTE HONOS. Le sens exact des meubles appelés "cornes de chamois" n'est pas certain. Il faut noter que ces objets étranges se trouvent également dans les armes des seigneurs de Hackenberg (Fribourg) dès le XIIIe siècle, et dans celles de l'Hôpital-de-l'Ile à Berne.

Les documents donnant ces émaux semblent se rattacher surtout à la branche de Morat : vitrail de "Hr. Daniel Marquardt : Spitalmeister und dess Rhats der Stat Murtten. A 1644", même cimier, tenant : un sauvage, ceint de verdure, tenant un arbre déraciné, appartenant à M. Daniel Marcuard, à Muri, près Berne ; Arm. Diesbach 1693, au MHB, cimier : une tête de cygne d'argent ; Arm. Ropraz 1698, cornes d'argent, étoiles d'or ; Arm. Stettler 1700, mêmes émaux, même cimier : la tête de cygne d'argent ; Arm. Huber 1720, mêmes émaux et cimier.

Le plus ancien document à Payerne, les armes du banneret Jean, I M, 1629, sculptées sur les stalles à l'église, montrent les cornes mouvant d'un mont à trois coupeaux, et accompagnées de deux étoiles, cimier : le cygne issant.

Depuis le XVIIe siècle la famille a porté à Payerne d'azur à deux cornes de chamois adossées d'argent, mouvant d'un mont de trois coupeaux de sinople, et accompagnées de trois étoiles d'or malordonnées (fig. 2) :


fig. 2
écus sculptés sur les stalles de l'église de Payerne, 1683 I R M, Jean Rodolphe ; plan de Payerne 1737, François, ancien banneret, étoiles à six rais, cimier : un cygne issant tenant un sabre dans le bec ; tableau du Conseil de Payerne 1755, "Mr Daniel Marcuard, moderne seigneur banneret", cimier : un petit oiseau de sable, tenant un rameau, "Mr Frederich", conseiller, sans étoiles, mont d'argent, François châtelain de Grandcour, cornes d'or, étoiles d'argent, "M. Daniel Marcuar capitaine", mêmes émaux ; cachet 1756, cimier : un cygne issant, tenant une épée dans le bec. Dans les lettres de noblesse de 1772, les armes montrent deux cimiers : à dextre une Justice issante, tenant un balance, et à sénestre un griffon d'argent issant, tenant un sceptre d'or dans le bec ; mêmes cimiers sur des cachets du XVIIIe siècle.

Tiré de l'Armorial Vaudois, D. L. Galbreath, 1934, Slatkine, Genève

Dernière mise à jour de cette page : 1 janvier 1970